La mode « bad boy ». L’influence de l’excitation dans la réflexion.

Suite à une discussion avec un ami, j’ai réalisé qu’il y avait une grosse méprise à propos de certains termes à la mode actuellement.

Comme j’en ai déjà parlé par le passé, je sais bien que de nos jours la majorité de la population a un vocabulaire relativement pauvre et a tendance à utiliser un même terme pour définir plusieurs choses différentes.

Cette fois, il s’agissait du terme « bad boy ».

Il s’avèrerait en fait que presque chaque personne a sa propre définition du terme.

Cela est parti d’une mode observée sur grand écran. Dans de nombreux films, nous pouvons observer ces hommes à l’allure assez « sombre », qui vont avoir tendance à mépriser beaucoup de choses, mais vous le remarquerez, qui respectent toujours les femmes avec qui ils sont.

Dans la réalité évidemment, ce n’est pas tout à fait la même histoire. Les gens se comportant plutôt « mal » dans un domaine vont aussi se comporter « mal » dans les autres. Pour ça, rien de tel qu’un passage dans la plupart des cités pour s’en rendre compte. Dans ce cadre-là, « bad boy » a plutôt tendance à signifier « toxique ». Des hommes qui ne vont rien respecter et certainement pas la femme avec qui ils seront.

 

Mais alors pourquoi cet amalgame ?

Outre la responsabilité cinématographique là-dedans, il y a une méprise qui s’est insinuée jusqu’à devenir une sorte de norme visiblement. Comme quoi un homme ayant de la personnalité serait un « bad boy ». Et le gars « gentil » n’aurait pas de personnalité, ne s’assumerait pas.

 

La mode « bad boy » provient sans doute en grande partie des cités où beaucoup sont des « insoumis » (et pas dans le bon sens du terme — on peut être insoumis et non-violent !), des gens qui vont se heurter au reste de la société, à chercher des embrouilles pour peu de choses. Par effet de contraste, s’imposer soi-même vis-à-vis des autres a donc pris le sens de « bad boy ». A tort, cela a été lié à la personnalité alors qu’ils suivent là aussi un stéréotype. Ce n’est pas faire preuve de personnalité de faire preuve d’agression envers les autres, de faire preuve de manque de respect.

Ainsi, le terme « bad boy » est devenu un synonyme de personnalité chez de très nombreuses filles pendant qu’il est resté synonyme de mauvais comportement, de manque de respect, chez les garçons.

D’où l’importance d’utiliser des mots justes ! Chacun ayant son propre sens.

Lorsqu’une fille dit qu’elle souhaiterait que les hommes soient davantage « bad boy », cela signifie qu’elles souhaitent voir l’autre faire preuve de personnalité. Elles ne veulent pas que vous leur manquiez de respect, ni que vous les battiez. (D’ailleurs, il est triste de voir que le nombre de femmes battues est toujours aussi élevé de nos jours… Aucune idée si les incompréhensions liées à la mode « bad boy » auront des répercussions à ce niveau, mais cela ne sera pas impossible… Puisque certains vont croire, à tort, que ce que cherchent les filles sont des gars qui agissent mal, sont violents, toxiques en somme…)

De même quand elles disent qu’il est « trop gentil », elles ne veulent pas qu’il soit méchant avec elles !

Non, ce qu’elles souhaitent, c’est trouver quelqu’un capable d’avoir ses propres idées, de les assumer. Quelqu’un qui ne sera pas totalement soumis à leur volonté et qui accepterait tout et n’importe quoi (le mythe du « gars gentil »), souvent par la peur de les perdre. Ce qui va justement les amener à les perdre ! Alors que eux vont croire qu’ils n’ont rien fait de mal, à tort encore une fois puisque justement, ils ne sont même plus eux-mêmes, mais devenus des esclaves de la volonté de celle qui les intéresse.

Mais cela ne va pas uniquement dans ce sens, même si on ne parle pas tellement d’effet « bad girl », le manque de personnalité est tout aussi notable dans la population féminine. Le tout est un effet de société où la majorité des gens vont se fondre dans un moule, sans plus chercher à être eux-mêmes (le savent-ils seulement qui ils sont ?), mais simplement à être conformes au groupe de la société auquel ils s’identifient : ce n’est pas faire preuve de personnalité ! (Là encore, il y a plusieurs interprétations possibles donc. Car pour certains, appartenir au groupe « bad boy », ceux dans la réalité — ceux qui se comportent mal donc  — c’est faire preuve de personnalité, or c’est faux, ils ne font qu’adhérer à un stéréotype de personnes mal éduquées et manquant cruellement du respect d’autrui.)

Bon, il y a aussi la définition de « bad boy » pour le style vestimentaire… Mais là c’est encore un autre sujet. Cette mode provient aussi du cinéma il me semble, puisque ces hommes ont l’air si « cool » et de se comporter si « bien » (présentés comme des héros respectueux de nombreuses valeurs) tout en se comportant « mal », c’est devenu très « branché » dans les cités où le milieu était propice au développement de cela. (Les modes « rapeurs » et autres. — Dans d'autres milieux, c'est davantage le style « rockster », mais question style vestimentaire, c'est tout aussi perçu comme « bad boy ».)

 

Mais pourtant, tout ceci reste limité bien évidemment, ce n'est qu'une vision parmi d'autres du phénomène. Certains chercheurs se sont penchés sur la question pour essayer de comprendre d’où venait ce phénomène du « mauvais garçon ».

D’après les études, cela ne peut pas s’expliquer par une norme socio-culturelle uniquement car ils ont retrouvé le phénomène chez des personnes de plus de 50 pays différents. C’est un phénomène qui est en réalité universel avec l’humanité. Et il semblerait que cela a toujours été le cas. A travers l’histoire, ce sont rarement les « bons » partenaires qui vont cumuler le plus grand nombre de partenaires avec aisance car les membres du sexe opposé craquent tous pour cette personne. On pourrait parler du mythe de Don Juan, mais finalement cela correspond à l’image des libertins. Des personnes qui vont avoir des comportements égoïstes, non respectueux.

Image très différente de la façon dont ils sont présentés dans les films : comme des « amant(e)s parfait(e)s ». Et nous baignons dans ces préjugés depuis notre enfance. Au point où c'en est devenu la norme, que des raccourcis sont faits entre « mauvaise attitude » et « excitation ».

 

Mais en dehors de cela pourquoi les « Don Juan » ont-ils tant de succès ?

Il faut se tourner du côté des hormones.

Comme vous le savez chaque mois, lors de la période la plus fertile chez la femme, elles sont prises sous l’influence hormonale et d’après les témoignages que j’ai pu recueillir, elles perdent une grande partie de la finesse de leur raisonnement et alors comme beaucoup le disent « n’importe qui ferait l’affaire » dans ces conditions. Ainsi, lorsque le « Don Juan » se présente, sûr de lui, « boosté » à la testostérone (ce qui est perçu par le sexe opposé), elles vont souvent craquer pour celui-ci. C’est un phénomène naturel, bien que dans la majorité des cas, il ne se transformera pas en ce « bon » père qu’elles pensaient avoir trouvé pour leur progéniture. (Puisque les hormones et le comportement induit par cela est avant tout fait pour faire perdurer l’espèce. La raison est court-circuitée par ces afflux hormonaux.)

C’est une des raisons pourquoi vous verrez souvent des femmes dire « je ne comprends pas, je craque toujours pour des gars pas bien, pourquoi je ne tombe pas amoureuse de gars bien ».

 

Mais il n’y a pas que les hormones. Des études ont montré que le degré d’excitation (sexuelle) influençait grandement la prise de décision, les valeurs morales.

Pour le démontrer, les études n’ont pas été réalisées sur les femmes mais sur les hommes. Car le phénomène est plus simple à observer chez ces derniers. (Le processus étant plus complexe chez les femmes, bien que les effets seront in fine identiques.)

En fait, ils ont demandé à des hommes (dans la vingtaine) de répondre à de nombreuses questions à propos de ce qu’ils seraient prêts à faire en étant excités sexuellement. Des questions comme de savoir s’ils utiliseraient toujours un préservatif, s’ils apprécieraient avoir des rapports sexuels avec des personnes qu’ils haïssent, si ce serait amusant d’attacher son partenaire, etc., etc..

Puis des semaines plus tard, ils leur ont demandé à nouveau de répondre à ces questions, mais au lieu de leur proposer les questions de façon neutre (et c’est là le choix des hommes plutôt que des femmes pour l’expérience), ils leur ont mis à leur disposition un ordinateur sur lequel ils avaient fait un programme questionnaire. Il s’agissait de répondre aux questions, le tout en regardant des photographies « sexy » et en se masturbant. (Ils devaient arrêter l’expérience s’ils éjaculaient car dans ce cas, l’excitation retombe et les résultats ne sont alors plus valables.)

Au fil des images, les questions apparaissaient et ils devaient déplacer un curseur vers « oui » ou « non » selon s’ils pensaient le scénario décrit comme envisageable.

Il s’est avéré que pour la plupart des questions, les participants, lorsqu’ils n’étaient pas excités n’ont souvent pas été capables de prédire leurs préférences en étant excités.

Par exemple, pour la question de prendre plaisir à avoir des rapports sexuels avec une personne détestée, à « froid », ils étaient la moitié à dire que oui. En étant excités, plus des 3/4 ont répondu que oui. (Alors qu’avant, pour le quart de ceux qui ont dit oui, ça leur était donc impensable !) Pour toutes les questions, il en a été de même.

Plus étonnant, dans le cas d’une question avec de grandes répercussions morales, il en va de même. Lorsqu’ils leur ont demandé s’ils drogueraient une fille afin d’avoir des rapports sexuels avec elle, à « froid », seulement 5% des participants ont dit oui. A « chaud », plus du quart !

Autrement dit, lorsqu'ils sont excités certains seraient prêts à agir dans un sens qu'ils savent « mal » lorsqu'ils ne sont pas excités, ceci car leur réflexion est tout simplement court-circuitée. Il s’avère que ce type de raisonnement se passe dans les lobes frontaux, lobes qui sont actifs lorsque les questions leur ont été posées à froid. Par contre, lorsqu’il y a excitation, le cerveau reptilien a tendance à prendre le dessus et à court-circuiter cette réflexion (à passer prioritaire vis à vis des lobes frontaux) et amène les gens à faire des choses qu’ils n’auraient jamais envisagé pouvoir faire autrement. (Pour le coup, on pourrait sans doute parler de « second cerveau » comme l'adage le dit. Mais ceci est très certainement valable chez les femmes aussi, seulement, réaliser une étude dans ce but est plus complexe.)

Bien entendu, avec les personnes qui ont des valeurs morales plus fortes, cela ne sera pas court-circuité, c’est pourquoi la majorité n’a pas changé d’avis et que les 3/4 des participants, dans le cas de droguer la fille pour avoir des rapports sexuels, ont répondu qu’ils ne le feraient pas, même lorsqu'ils étaient dans un état d'excitation sexuelle.

Toutefois, il est clair que la majorité des gens n’ont pas idée de la façon dont ils fonctionnent, de la façon dont ils peuvent être influencés.

Une question que je me pose suite à cela, c’est lorsqu’on voit que dans les rues, on ne peut pas faire trois pas sans voir plusieurs photographies de femmes à demi-nues dans des tenus sexy sur les affiches publicitaires, affiches clairement étudiées dans le but de provoquer une certaine attirance pour vendre les produits. A quel point cela va réellement influencer les gens ? A quel point cela va court-circuiter la réflexion de certains ?

 

Dans un monde où « se poser des questions » et « réfléchir » est devenu ringard… Il y a de quoi se poser des questions justement. Combien savent encore faire preuve de réflexion en toute circonstance, à ne pas se laisser manipuler par toutes ces pratiques dont ils n’ont clairement pas conscience qu’elles peuvent les atteindre de la sorte.

Pour le phénomène de mode de l’attraction provoquée par ces « mauvais garçons/filles », combien de personnes vont en fait faire le mauvais choix pour elles simplement à cause d’un certain degré d’excitation en observant ces personnes qui arborent ce look particulier, si « tendance » ? (La mode des « rapeurs », des « rocksters » etc..)

Ne serait-ce pas là encore une partie de l'explication de cette mode ?

 

A côté de cela, plusieurs autres phénomènes peuvent expliquer aussi le succès de ces personnes.

Les interdits ont toujours été source d’excitations. De nombreuses personnes deviennent des « junkies » de l’excitation et ils cherchent à faire toujours plus à chaque fois. C’est ainsi que certains deviennent petit à petit des délinquants, puis des criminels : c’est excitant de ne pas se faire prendre, de vivre dans le risque constant.

Pour les relations, c’est pareil. Que ce soient les hommes ou les femmes, ils vont chercher souvent des partenaires qui vont leur faire vivre des choses plus excitantes que la normale, souvent des choses qui ne leur conviennent absolument pas, mais sur le court terme, c’est tellement attirant que beaucoup y cèdent.

Après, il y a aussi le côté « défi ». Il est gratifiant d'accomplir des choses, de se dire « j’ai réussi à faire cela, cette chose qui semblait impossible ». (Même si c’est inconscient.)

C’est pourquoi vous verrez souvent des gens s’intéresser aux « mauvais garçons / mauvaises filles », qui vont relever le défi de les remettre dans le « droit chemin ». Par contre, une fois l’acte réalisé, ils se lasseront et passeront au défi suivant. Une partie sera satisfaite de sa prouesse d’avoir « dompté » une personne plus « sauvage » et restera avec. Mais étant donné les taux de divorces et séparation, je doute que cela soit un phénomène très courant.

De nos jours, la part belle est faite aux sensations fortes (il n'y a qu'à voir tous ces parcs d’attractions qui proposent des parcours toujours plus extrêmes) et une fois accro à ce genre de chose, bien difficile de s’en défaire. Il y a toujours la recherche de sensations plus fortes dans ce genre de cas. (Ce qui expliquerait en tout cas pourquoi ceux qui multiplient les partenaires, que ce soient hommes ou femmes, arrivent souvent vers la quarantaine en se retrouvant seuls alors que ce n’est pas ce qu’ils souhaitaient. Mais difficile d’arrêter d’enchaîner les partenaires une fois que la recherche de nouvelles aventures, de nouvelles sensations, est devenue une addiction.)

 

Dans le cas de celles et ceux qui restent dans une relation toxique pour eux, cela s’explique par le principe d’engagement. Une fois que l’on a produit beaucoup d’efforts pour obtenir quelque chose : comme d’arriver à dompter cette personne phobique de l’engagement, et bien il devient très difficile d’y renoncer, se dire que cela a été pour rien. Du coup, il n’est pas rare de voir des personnes s’acharner à rester en couple afin de rendre l’autre conforme à ses attentes. Mais il ne s’agit pas là de ce que vous souhaitez, c’est ce que votre égo va souhaiter car une telle personne ne changera pas complètement pour vous, par contre : vous changerez ! Il n’y a jamais d’actions sans réactions dans la nature.

 

Enfin dans certains sondages, il a été montré que les femmes préféraient les hommes ambitieux et carriéristes. La recherche matérialiste est à relier une fois de plus à la progéniture : inconsciemment, il y a recherche du partenaire idéal pour subvenir aux besoins des enfants, à les protéger. En ce point, on notera deux choses paradoxales.

Premièrement, les femmes recherchant le « mâle » protecteur et qui craquent en fait pour le « bad boy » qui semblera capable de se défendre seront au final plus exposées aux risques. Car « bad boy » équivaut à vivre dans le risque et il n’y a qu’à voir dans les cités par exemple pour se rendre compte qu’ils seront plus souvent au centre d’altercations que les autres.

Le second point paradoxal est celui de rechercher le carriériste pour le côté financier. En effet, l’argent sera là, mais lui, ne sera pas assez présent car sa carrière passera avant vous (je suis certain que vous connaissez tous des tas d'exemples de ce genre, où par le côté trop carriériste de l'un ou l'autre partenaire, le couple est mort à petit feu). Pas vraiment les meilleures conditions pour avoir le temps et la motivation nécessaire pour bâtir une belle histoire n'est-ce pas ?

 

Bref, je ne prétends pas avoir compris tous les fonctionnements des relations de couple, des recherches de partenaires idéaux. Mais dans tous les cas, il faut bien avouer que les hormones (la façon dont nous sommes « codés » pour trouver un partenaire et faire perdurer l'espèce car il ne faut pas se leurrer, cela nous influence tous, aussi difficile que cela sera à entendre pour certains, nous sommes toujours des animaux et suivont toujours certains « fils directeurs » souvent sans nous en rendre compte) et ce que cela implique au niveau comportemental a une influence énorme derrière tout cela. Seulement, c’était fiable à une époque toute autre, sans tous les artefacts de la société actuelle. De nos jours, cela entraîne de plus en plus de mauvais choix. Au final, on retrouve des tas de collectionneurs et collectionneuses, des tas de gens en couple qui le sont et qui y restent alors qu’ils ne sont pas heureux, mais après s’être engagé, il est bien difficile de se dire que tous les efforts ont été en vain et que ce n'était pas la bonne personne. Ou encore, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, des tas de gens qui vont rompre des couples pour éviter de faire des efforts ou pour poursuivre leur recherche de nouvelles sources d'excitations

Combien y a-t-il réellement de gens pleinement satisfaits de leur vie de couple ?

Combien savent qu’en réalité ils ne font qu’obéir à des schémas comportementaux, influencés par les hormones entre autre, datant de l’ère préhistorique finalement ?

L’introspection n’a jamais été la qualité la plus répandue au sein de la population. Dans cette société où il faut tout obtenir rapidement, où il y a sans cesse la recherche de sensations plus fortes, rare sont ceux qui vont finalement choisir ce qui est le mieux pour eux.

Dans tous les cas, il faut aussi avouer que l’honnêteté n’existe plus vraiment. La majorité de la population va agir de façon égoïste, va mentir, manipuler, dans le but d’arriver à ses fins, de gagner plus, d’obtenir plus de choses. On retombe là dans la société de consommation. Alors dire aux gens d’être eux-mêmes, de s’assumer comme ils sont, cela semble bien illusoire. A la place, chacun va jouer le rôle qu’il pense qui va plaire le plus. Et plus les générations passent plus on s’éloigne des idéaux de chacun.

Alors que le but est pourtant évident, essayer de trouver un certain équilibre entre toutes ces choses. Un peu comme j’en parlais au début, prendre les bons côtés de chaque chose. Le bon côté des gens « gentils » : la non-violence, le respect d’autrui, etc.. Le bon côté perçu chez les « mauvais garçons/filles » : s’assumant, ayant confiance en soi.

Après pour le côté recherche de « l’excitant », de toute façon si une chose est extrêmement excitante, elle est généralement éphémère. C’est pourquoi il y a toujours la recherche de plus. Mais il faut alors se rendre compte que sur le long terme, cela n'apportera probablement pas de réelle satisfaction car cela demandera toujours de trouver encore davantage. Bien difficile dans cette société où tout est facile d'accès d'accepter le moment présent tel qu'il est et de parvenir à s'en satisfaire !

 

Bref, finalement, je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de gens réellement « équilibrés ». Ceux qui commencent à rechercher l’argent en veulent toujours plus. Et ils finissent généralement par sacrifier leur vie sentimentale pour le faire.

Difficile aussi de trouver des gens ayant une réelle personnalité, chose qui plait vraiment à la majorité des gens pourtant. A la place, nous trouvons des gens stéréotypés, qui vont adhérer à une classe ou une autre, mais sans jamais être vraiment eux-mêmes avec leurs valeurs. Le tout étant fait dans la malhonnêteté, car de nos jours pour obtenir quoi que ce soit, il faut mentir, manipuler. C’est la société qui fonctionne ainsi.

Comme le dit un ami, « Si tu veux savoir comment les gens parlent de toi quand tu n’es pas là, écoute simplement comment ils parlent des autres en ta présence… ». A partir de là, il est aisé de savoir que les gens sont malhonnêtes.

Etre honnête ne rapporte rien dans cette société : pour être élu, il faut mentir. Pour obtenir un poste, il faut dissimuler certaines choses, souvent mentir, se présenter d’une façon qui au final n’est pas vraiment « nous », mais qui est tel que l’on souhaite être perçu, pour faire croire que « la personne parfaite pour ce poste », c’est « nous ».

Nous pouvons retrouver ce genre de comportement à tous les niveaux, on pourrait presque dire que de nos jours, pour « réussir » (d’un point de la vue de la société), il faut agir malhonnêtement. Les gens honnêtes sont écrasés et exploités. Vous ne trouverez jamais un politicien honnête dans ce système. Vous ne trouverez jamais un PDG ou un patron réellement honnête. C’est tout simplement impossible. Même dans les plus petites entreprises, il faut voir comment ça se tire dans les pattes pour avoir une promotion plutôt qu’une autre personne.

A votre avis, pourquoi tant de choses vont mal ? Pourquoi il y a tant d’embrouilles ? On ne peut pas dire que ce soit le trop plein d’honnêteté qui soit la cause des différentes tromperies, des scandales à répétition que l'on peu entendre dans les différents médias, des manipulations… Et ce, que ce soit dans des relations amicales, sentimentales, ou professionnelles.

Personnellement, je trouve cela vraiment triste que non seulement il n’y ait plus beaucoup de gens « bien » (qui peut dire en avoir déjà croisé honnêtement ?), mais surtout que cela ne soit plus vraiment viable si l’on souhaite « réussir » dans la société, ce qui explique pourquoi il n’y en a plus d'ailleurs

Pourtant Gandhi disait « soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde ». Lorsqu'on observe cette société, c'est à se demander combien souhaitent vraiment que les choses s'améliorent et combien préfèrent en réalité rester dans ce système malhonnête, système dont ils profitent et qui les profite grandement !

 

Alors finalement, que penser de cette mode « bad boy ». Honnêtement, je n'en sais rien. Tout dépend de la façon dont chaque personne va en parler. Le mieux serait sans doute d'utiliser des termes français, précis, qui ont une signification réelle et compréhensible par la majorité des gens plutôt que de parler de phénomènes interprétables de tant de façons différentes.

J'en parlais dans le billet d'humeur sur l'impact de la société de consommation sur les relations sociales. Il est important de communiquer, de prendre le temps d'expliquer les choses. Supposer que tout le monde aura la même définition d'une chose, même lorsque cela semble clair pour soi, ne se vérifie pas souvent dans la pratique lorsqu'il s'agit de comportement humain.

Aussi, et de plus en plus au fil du temps, dans cette société où nous sommes bombardés d'informations influentes et ce depuis notre naissance, il est vraiment important d'avoir recours à notre capacité de réflexion, surtout lorsqu'il s'agit de quelque chose qui aura de nombreuses conséquences : les raccourcis évitant la réflexion fonctionnent certes souvent, mais pas toujours, surtout de nos jours où beaucoup vont profiter de ces raccourcis !

Beaucoup vont utiliser le style « bad boy » pour séduire alors que ce n'est pas « eux » et il est évident qu'il est impossible de jouer un rôle durant toute une vie : la vérité ressort toujours un jour et quand cela se produit, cela a toujours de graves conséquences sur les relations. C'est ce qui m'a toujours choqué dans les conseils qu'on peut trouver un peu partout sur la séduction. Ils disent de jouer des rôles. Certes, pour des relations de très courtes durées, cela fonctionne car la vérité pourra être dissimulée, mais si vous cherchez une histoire sérieuse : soyez vous-même et assumez-le. C'est ce que recherchent les autres, quelqu'un ayant confiance en soi et, dans l'idéal, qui sera honnête avec l'autre.

Une réflexion au sujet de « La mode « bad boy ». L’influence de l’excitation dans la réflexion. »

  1. Clotilde

    L’article est très intéressant mais j’ai comme un doute sur cette phrase : « « Si tu veux savoir comment les gens parlent de toi quand tu n’es pas là, écoute simplement comment ils parlent des autres en ta présence… ». A partir de là, il est aisé de savoir que les gens sont malhonnêtes »

    Présenté comme cela, on a l’impression que l’honnêteté consisterait à dire leur quatre vérités aux gens en permanence, alors qu’en fait la malhonnêteté est surtout envers soi-même : pourquoi fréquenter des personnes quand on ne les apprécie pas ?

    Cependant, cela signifie que le fait de parler de quelqu’un en son absence et dire qu' »on ne les voie pas très souvent car on ne peut pas parler de choses sérieuses » n’implique pas que l’on pense la même chose de la personne à qui on est en train de parler… Le fait de critiquer une personne en son absence est plus un problème de respect (qu’est ce que cela apporte ? tout le monde est différent !) que d’honnêteté à mon sens…

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